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ŒUVRES
un chien d'encre
CRITIQUES


Quoi de plus bref que ce moment où je suis à genoux devant l’âtre avec Mazout qui me surveille, qui me comprend. Je vais essayer d’allumer des flammes. Parviendront-elles à éclairer mes propres racines ?

Mon chien m’aura parlé comme mes amis indiens du pays Shoshone de jadis : « Que ton silence ressemble à une flamme sans fumée ! » c’est bien le destin que je souhaite à ce petit livre qui se détache à la manière d’un fruit, comme de lui-même. Je sais que seule la maturité d’un silence assure la vérité de la parole. N’est-ce pas, chien, toi, tu comprenais sans le secours des mots ?

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